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Metal and Oddities Reviews
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12 décembre 2016

POSTE 942 - Extended Play²

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Beer Bear Boar Prod - Hard Rock Viril - France - 15 Juin 2016 - 3 titres – 9 minutes

Bon, la dernière fois, le mec rechargeait sa pétoire, rien à dire. Mais cette fois-ci, il me la pointe en pleine gueule. Et la prochaine fois, je dois m’attendre à quoi les gars, un bon coup de chevrotine dans le cul ? Non, puisque ça c’est déjà fait, et deux fois en plus. Je commence à avoir le séant en feu, mais ça c’est normal, et vous l’avez plutôt brûlé à grands coups de riffs cramés et de Rock bien burné. Les POSTE 942, on les connaît depuis plusieurs années déjà, depuis au moins octobre 2014, le mois et l’année de sortie de leur premier EP, Extended PlayOn y avait découvert un groupe solide du pays Varois, puisque les originaires de Tourves nous avaient fait l’honneur de présentations monochromes en cinq chapitres, que je m’étais empressé de louer dans une chronique précédente. 

Nous retrouvons donc les lascars en pleine forme (pour rappel, Seb – guitare de gauche, Jay – guitare de droite, l’autre Seb – chant, Ludo – basse et Nico – batterie), pour ce deuxième round du Rodéo Rock auquel ils ont eu la gentillesse de nous convier. Alors, Extended Play au carré ? C’est bien ça la promesse affichée sur cette pochette au graphisme assumé ? Au carré, donc le premier EP multiplié par lui-même ? Pas de fausses promesses les mecs, vous savez où ça entraîne…Et d’ailleurs, ce fameux « 49.3 » dont vous parlez en ouverture en est une brûlante illustration…En citant l’article chéri de Manuel V., présidentiable potentiel depuis peu, vous mettez le feu aux poudres, dont celle de vos canons, pour une entrée en matière tonitruante à base de guitares faussement Stoner mais réellement abrasives, et d’un rythme pataud qui accélère vite le tempo pour un refrain qui rentre dans la peau.

Ok, nous voilà rassuré sur votre état de santé musical, mais quand même…Pour un EP exposant lui-même, trois morceaux pour à peine dix minutes, vous ne vous êtes pas foulés…la créativité !

Heureusement que je sais de source sûre que vous nous préparez un LP complet, sinon, j’aurais pu vous en vouloir velu.

 

Mais trois morceaux, c’est parfait s’ils sont costauds. Ce qu’ils sont à n’en point douter, toujours en confluence de plusieurs courants, à cheval sur un Heavy Rock teigneux et un Stoner baveux, le tout joué avec une énergie belliqueuse. Les arrangements sont fameux, mais ne dissimulent pas une vraie recherche de fond, comme le démontre le très groovy et gluant « Devil’s Complaint », qui ose un riff à la ZEP sur fond de basse chaloupée et sexuée. Les voix font le reste du boulot dans un échange permanent de propos, et ce morceau se hisse en vrai « hit » du EP, restant accroché à la mémoire comme le tatouage de hanche d’une fille bien galbée. Vous n’avez rien perdu de votre naturel, vous n’avez pas oublié votre talent en route, et de l’instrumental pour gagner sa croute jusqu’au chant pour y croire coûte que coûte, tout est parfait, et renifle le sang, le stupre, la poudre et la luxure de ceux qui jouent et ne font pas semblant. 

Le règlement de comptes se solde sur un « Opium For The Masses » qui agit comme un dogme religieux, excepté que votre chapelle n’attire que des curieux et des amoureux d’une musique virile, mais plus fine qu’un tas de gros sel déposé par mégarde sur la table de la cuisine. Une fois encore, les riffs se la jouent à mort, mais avec de telles cartes en main et un tel art de la syncope malin, comment ne pas flamber du soir au matin ? Un lick mythique, une rythmique qui pique, et un solo qui n’en fait pas trop pour un peu moins de trois minutes de boogie typique, cymbales qui martèlent et chœurs qui harcèlent, un genre de KYUSS meets BLACK SABBATH, pour une bonne rasade de Rock d’enfer, et une conclusion qui nous laisse quand même avec un goût amer… 

Du rab’, non ? 

Non. Trois morceaux et puis s’en vont. Mais en attendant un album longue durée qui ne saurait tarder, je vous conseille d’avaler cet EP cul sec, sous peine de vous prendre un peu de plomb dans l’aile de la part du monsieur qui vous pointe en pleine gueule le canon de sa belle.  

Les POSTE 942 continuent d’avancer, avec assurance et maturité, et cet Extended Play ² l’est en effet, tout en proposant un joli festival de Rock Heavy et salé, strié de guitares envenimées mais ranimées, et de groove plombé mais qui laisse planer.

 

Allez les mecs, au boulot. Et ne revenez pas avec moins d’une dizaine de brûlots.

 

 

 

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